Sablier doré symbolisant le temps et l'investissement — assurance-vie ou SCPI selon l'horizon

Assurance-Vie ou SCPI : Quel Choix Selon Votre Horizon et Votre TMI ?

Mis à jour le 21 mars 2026 · Temps de lecture : 18 min

Par Vincent Auvrignon, CGP indépendant — CIF · MIA · IOBSP — ORIAS n°25004390

L'essentiel en 30 secondes

L'assurance-vie et les SCPI ne répondent pas aux mêmes besoins. D'un côté, l'assurance-vie est une enveloppe fiscale souple (fonds euros sécurisé + unités de compte dynamiques), avec un PFU maintenu à 30 % en 2026 et un abattement annuel de 4 600 € après 8 ans. De l'autre, les SCPI sont un investissement immobilier collectif qui distribue des revenus réguliers (4,91 % en moyenne en 2025, source ASPIM), mais dont la fiscalité en direct atteint 47,2 % pour un TMI à 30 %. En 2026, les deux produits conservent toutefois leurs prélèvements sociaux à 17,2 % — contrairement aux comptes-titres passés à 18,6 %. En fin de compte, la bonne réponse est souvent une combinaison des deux, calibrée selon votre tranche d'imposition et votre horizon.

Vous avez 20 000 € de côté, vous pouvez épargner 400 € par mois, et vous vous demandez où placer cet argent pour qu'il travaille vraiment pour vous. Peut-être que quelqu'un vous a dit "ouvre une assurance-vie". Un autre vous a conseillé "mets tout en SCPI, ça rapporte plus". Résultat, vous voilà entre deux chaises, à chercher une réponse claire sur internet — entre des articles qui se contredisent et des tableaux qui ne parlent que de rendement brut.

En réalité, si vous hésitez, c'est tout à fait normal : ces deux solutions n'ont pas le même rôle, pas la même fiscalité, pas le même horizon. La question assurance-vie ou SCPI est d'ailleurs l'une des plus fréquentes que je reçois en rendez-vous. Cependant, la réponse honnête — celle que vous ne lirez pas souvent — c'est : ça dépend de vous. Autrement dit, ça dépend de votre tranche d'imposition, de la durée pendant laquelle vous pouvez laisser cet argent travailler, de votre besoin de liquidité, et de ce que vous voulez construire.

C'est pourquoi, dans cet article, je pose les choses simplement : ce que chaque placement fait concrètement, combien il rapporte, combien l'État prend au passage, et surtout — pour quel profil chacun a le plus de sens. Avec un exemple chiffré réaliste, un tableau comparatif à jour, et aucun jargon inutile.

Si à la fin de la lecture vous n'êtes toujours pas sûr, c'est normal aussi. C'est précisément là qu'un échange humain prend tout son sens.

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Comprendre l'assurance-vie en 2 minutes

Concrètement, l'assurance-vie n'est ni une assurance au sens classique, ni un produit réservé à la succession. C'est avant tout une enveloppe d'épargne — un contenant dans lequel vous placez votre argent sur différents supports, avec une fiscalité avantageuse tant que l'argent reste à l'intérieur. Si vous souhaitez comprendre en profondeur son fonctionnement, ses frais et les erreurs à éviter, j'ai rédigé un guide complet sur l'assurance-vie.

Plus précisément, à l'intérieur du contrat, deux grandes familles coexistent. Le fonds euros est un support à capital garanti : votre argent ne peut pas baisser. En 2025, le rendement moyen des fonds euros a été d'environ 2,65 % net de frais de gestion (source : La Finance Pour Tous, estimation Facts & Figures). Les meilleurs contrats ont servi jusqu'à 4,10 %. Les unités de compte (fonds actions, obligations, ETF, SCPI…) offrent quant à elles un potentiel de rendement supérieur — souvent entre 4 % et 8 % par an sur le long terme — mais sans garantie de capital.

La fiscalité de l'assurance-vie en 2026 : un avantage renforcé

D'abord, tant que votre argent reste dans le contrat, vous ne payez rien sur les gains (hors prélèvements sociaux annuels sur le fonds euros). L'impôt ne se déclenche que lorsque vous retirez des fonds, et uniquement sur la part de gains — jamais sur votre capital.

Ensuite, point essentiel en 2026 : l'assurance-vie est expressément exclue de la hausse de la CSG. Alors que les prélèvements sociaux passent de 17,2 % à 18,6 % sur la plupart des revenus du capital (PEA, comptes-titres, PER…), l'assurance-vie conserve ses prélèvements sociaux à 17,2 % et son PFU à 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS). Sources : Auguste Patrimoine, Nalo, Les Échos.

Par conséquent, après 8 ans, la fiscalité devient encore plus douce : le taux passe à 24,7 % (7,5 % IR + 17,2 % PS) pour les gains issus de versements inférieurs à 150 000 €, avec un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple). Vous pouvez ainsi retirer chaque année 4 600 € de gains sans payer aucun impôt sur le revenu — uniquement 17,2 % de PS sur la part de gains retirée. Source : economie.gouv.fr.

De plus, autre nouveauté 2026 : l'option entre PFU et barème progressif devient réversible. Vous pourrez corriger votre choix fiscal d'une année sur l'autre, ce qui était impossible jusqu'ici. Il s'agit d'un avantage supplémentaire pour les contribuables à TMI faible (source : Que Choisir).

Enfin, en cas de décès, chaque bénéficiaire désigné profite d'un abattement de 152 500 € sur les versements effectués avant les 70 ans du souscripteur — en dehors des droits de succession classiques. Source : service-public.gouv.fr.

Comprendre les SCPI en 2 minutes

Une SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) collecte l'argent de centaines d'investisseurs pour acheter et gérer un parc immobilier : bureaux, commerces, entrepôts, résidences, en France ou en Europe. En contrepartie, vous recevez des revenus réguliers, généralement chaque trimestre. C'est de l'immobilier sans les contraintes : pas de locataire à gérer, pas de travaux à organiser. Pour tout savoir, consultez notre guide SCPI complet ainsi que notre guide de sélection SCPI 2026.

Les rendements SCPI en 2025

En 2025, le taux de distribution moyen des SCPI s'est établi à 4,91 %, en hausse par rapport à 4,72 % en 2024 (source : ASPIM, données publiées le 10 février 2026). Les SCPI diversifiées ont affiché jusqu'à 6 % en moyenne, tandis que les meilleures SCPI européennes ont dépassé 7 %. Il faut toutefois rappeler que ces rendements ne sont pas garantis et que le capital n'est pas protégé.

La fiscalité des SCPI en direct en 2026 : le point qui change tout

En effet, c'est ici que la question assurance-vie ou SCPI prend toute sa dimension. En détention directe, les revenus de SCPI sont des revenus fonciers. Ils sont par conséquent soumis à votre tranche marginale d'imposition (TMI) plus 17,2 % de prélèvements sociaux.

Toutefois, bonne nouvelle relative pour 2026 : comme l'assurance-vie, les revenus fonciers de location nue conservent leurs PS à 17,2 %. La hausse à 18,6 % ne les concerne pas (source : Primaliance, Actu-Juridique).

Pour illustrer, si vous êtes à TMI 30 %, chaque euro de revenu SCPI français est taxé à 47,2 % (30 % + 17,2 %). Sur un rendement brut de 4,91 %, il vous reste environ 2,59 % net. À TMI 41 %, la pression grimpe à 58,2 % et il ne reste que 2,05 %. Sources : Meilleurtaux, economie.gouv.fr.

Cependant, deux leviers puissants existent pour réduire cette fiscalité. Le premier consiste à investir dans des SCPI européennes — grâce aux conventions fiscales, les PS de 17,2 % ne s'appliquent pas sur les revenus de source étrangère, et un crédit d'impôt réduit l'imposition effective à environ 13 à 22 % selon les pays (source : Hagnère Patrimoine). Le second levier : loger les SCPI dans une assurance-vie — on y revient juste après.

Assurance-vie vs SCPI : le tableau comparatif 2026

Voici une vue d'ensemble pour comparer rapidement. Les chiffres sont des ordres de grandeur basés sur les données disponibles en mars 2026.

Critère Assurance-Vie SCPI en direct SCPI dans assurance-vie
Nature Enveloppe fiscale multi-supports Investissement immobilier collectif Immobilier dans l'enveloppe AV
Rendement indicatif Fonds euros : ~2,5–3,5 %
UC diversifiées : 4–8 %/an
4,91 % en moyenne
(2025, ASPIM)
~3,5–4,5 % net dans le contrat*
Fiscalité (TMI 30 %) PFU 30 % avant 8 ans
24,7 % après 8 ans
(abattement 4 600 €/an)
47,2 % (TMI + PS 17,2 %)
SCPI EU : ~13–22 %**
Fiscalité AV :
30 % avant 8 ans, 24,7 % après
PS en 2026 17,2 % (inchangé) 17,2 % (inchangé) 17,2 % (inchangé)
Capital garanti ? Oui sur le fonds euros
Non sur les UC
Non Non sur la part SCPI
Liquidité Bonne (quelques jours) Variable (semaines à mois) Celle de l'AV (jours)
Horizon recommandé 8 ans minimum 10 ans minimum 8–10 ans minimum
Transmission (avant 70 ans) 152 500 € / bénéficiaire Droits de succession classiques 152 500 € / bénéficiaire
Revenus perçus Capitalisés (pas de revenus directs) Distribués chaque trimestre Capitalisés dans le contrat
Déduction intérêts d'emprunt Non Oui Non
Accessibilité Dès ~450 € + 50 €/mois Dès ~200 € (1 part) Selon le contrat (souvent 500 €+)

*Après frais de gestion de l'assurance-vie (0,5 à 1 % selon le contrat), qui s'ajoutent aux frais propres de la SCPI.
**13–22 % s'entend comme la pression fiscale effective grâce aux conventions fiscales bilatérales et à l'absence de PS de 17,2 % sur les revenus de source étrangère.
Sources : ASPIM, economie.gouv.fr, service-public.gouv.fr, Primaliance. Les rendements sont des données passées et ne préjugent pas des rendements futurs.

Exemple chiffré : 20 000 € + 400 €/mois sur 15 ans

Personne analysant une simulation financière sur son ordinateur portable

⚠️ Simulation pédagogique uniquement. Les rendements utilisés sont des hypothèses basées sur les moyennes historiques. Ils ne constituent ni une promesse ni une garantie. Les résultats réels dépendront des marchés, des supports choisis, de la fiscalité en vigueur et de votre situation personnelle. Avant toute décision, consultez un professionnel habilité.

Prenons Sophie, 38 ans, salariée, célibataire, TMI 30 %. Elle dispose de 20 000 € d'épargne disponible (au-delà de son matelas de sécurité — si vous ne savez pas combien mettre de côté chaque mois, nous avons un guide dédié). Elle peut épargner 400 €/mois et son objectif est de préparer sa retraite tout en gardant de la souplesse.

Scénario A : tout en assurance-vie (allocation équilibrée)

Sophie ouvre un contrat avec 30 % en fonds euros (hypothèse : 2,8 % net) et 70 % en unités de compte diversifiées (hypothèse : 5,5 % net de frais internes). Le rendement moyen pondéré atteint environ 4,7 % brut/an.

Capital versé sur 15 ans : 92 000 € (20 000 + 72 000). Avec un rendement annualisé de 4,7 % (hypothèse non garantie), la valeur du contrat pourrait atteindre environ 135 000 à 140 000 €, soit 43 000 à 48 000 € de gains. Vous pouvez d'ailleurs estimer vos propres chiffres avec notre simulateur d'intérêts composés.

Au bout de 15 ans (contrat de plus de 8 ans), Sophie bénéficie de l'abattement de 4 600 €/an. En optimisant le rythme de ses retraits, elle peut par conséquent récupérer une part significative sans payer d'impôt sur le revenu — uniquement 17,2 % de PS sur la part de gains retirée.

Scénario B : tout en SCPI en direct

Sophie investit ses 20 000 € en parts de SCPI et programme 400 €/mois. L'hypothèse de rendement brut retenue est de 4,91 % (moyenne ASPIM 2025).

En revanche, la différence majeure se situe dans la fiscalité : chaque année, les revenus distribués sont immédiatement imposés. À TMI 30 % plus 17,2 % de PS, la pression est de 47,2 %. Le rendement net après impôt tombe ainsi à environ 2,59 % pour des SCPI françaises. Avec des SCPI européennes, grâce aux conventions fiscales, la pression serait réduite à environ 13–22 %, laissant un rendement net de l'ordre de 3,8 à 4,3 %.

Avec un rendement net de 2,59 % (SCPI françaises, TMI 30 %), les mêmes 92 000 € de versements produiraient un capital d'environ 110 000 à 115 000 €. Avec des SCPI européennes à ~3,8 % net, on atteindrait environ 125 000 à 130 000 €. Il faut aussi garder en tête que la revente de parts peut prendre plusieurs semaines à mois selon le marché secondaire.

Zoom ultra concret : SCPI françaises vs SCPI européennes (ce que ça change vraiment)

Si vous avez besoin de clarté, retenez surtout ceci : une SCPI européenne peut être fiscalement plus “douce” qu’une SCPI française, car les revenus immobiliers de source étrangère sont généralement exonérés de prélèvements sociaux (17,2 %) en France, et la double imposition est évitée via les conventions fiscales (crédit d’impôt ou méthode du taux effectif selon les pays). L’idée n’est pas de “faire compliqué”, mais de comprendre que la ligne d’impôt n’est pas la même. [Source](https://www.hagnere-patrimoine.fr/guides-patrimoine/scpi/scpi-europeennes) [Source](https://www.corum.fr/guide-scpi/declaration-revenus-scpi-etrangers) [Source](https://www.aurep.com/publications-et-agenda/scpi-et-fiscalite-ce-que-change-un-investissement-a-letranger/)

Exemple pédagogique (volontairement simplifié). La fiscalité exacte dépend du pays d’investissement, de la convention fiscale applicable et de votre situation. Mais cet exemple permet de visualiser l’ordre de grandeur.

Sur 1 000 € de revenus annuels distribués SCPI française en direct
(TMI 30 %)
SCPI européenne en direct
(TMI 30 %)
Impôt + prélèvements sociaux ≈ 47,2 %
(30 % + 17,2 %)
≈ 13 % à 22 %
(ordre de grandeur)
Revenu net “dans votre poche” 528 € 780 € à 870 €
Pourquoi cette différence ? Revenus fonciers FR = TMI + PS 17,2 % Revenus étrangers : pas de PS + mécanisme de convention (crédit d’impôt / taux effectif)

Repères utiles : CORUM rappelle le principe “crédit d'impôt équivalent à l'impôt payé à l’étranger” pour éviter la double imposition. [Source](https://www.corum.fr/guide-scpi/declaration-revenus-scpi-etrangers)
Et Hagnère Patrimoine synthétise l’intérêt immédiat : “exonération totale de prélèvements sociaux (…) 17,2% sur les revenus de source étrangère” et une pression fiscale qui peut passer (TMI 30 %) d’environ 47,2 % à 13–22 %. [Source](https://www.hagnere-patrimoine.fr/guides-patrimoine/scpi/scpi-europeennes)

Vous vous reconnaissez dans ce cas ? Si vous êtes à TMI 30 % (ou plus) et que vous cherchez des revenus immobiliers avec une fiscalité plus lisible, on peut regarder ensemble si une poche de SCPI européennes a du sens dans votre stratégie (montant, horizon, niveau de risque, besoin de liquidité).
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Scénario C : la combinaison assurance-vie + SCPI

C'est d'ailleurs souvent le scénario le plus cohérent. Voici comment Sophie pourrait répartir son effort :

15 000 € + 300 €/mois en assurance-vie (allocation équilibrée), pour la souplesse, la fiscalité après 8 ans, et l'avantage successoral.

5 000 € + 100 €/mois en SCPI européennes en direct, pour capter le rendement immobilier avec une fiscalité allégée via les conventions fiscales.

Il existe aussi une autre possibilité : intégrer des SCPI à l'intérieur de l'assurance-vie comme unités de compte. L'avantage est clair : pas d'imposition annuelle sur les revenus, fiscalité AV à la sortie, avantage transmission. Les inconvénients à connaître : les frais de gestion AV s'ajoutent (0,5 à 1 %), vous ne touchez pas de loyers directement (les revenus sont capitalisés), et vous ne pouvez pas déduire d'éventuels intérêts d'emprunt.

Ce scénario combiné pourrait ainsi produire un patrimoine total de 130 000 à 145 000 € après 15 ans, avec une meilleure diversification, une fiscalité optimisée, et une liquidité préservée sur la poche assurance-vie.

Ces projections sont des simulations pédagogiques. Les résultats réels dépendront de nombreux facteurs : performance des marchés, évolution des taux, fiscalité en vigueur, frais des supports. Elles ne constituent en aucun cas une promesse de rendement.

Vous aimeriez savoir quel scénario correspond à votre situation ?

On en parle calmement, sans engagement. Le premier rendez-vous dure 45 minutes et il est entièrement gratuit.

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Assurance-vie ou SCPI : pour qui exactement ?

L'assurance-vie sera votre alliée principale si…

Vous cherchez avant tout de la souplesse : pouvoir retirer votre argent quand vous en avez besoin, diversifier entre sécurité et dynamisme, bénéficier d'une fiscalité qui s'améliore avec le temps. L'assurance-vie est particulièrement pertinente si vous avez un horizon de 8 ans ou plus, si la transmission est un sujet important (152 500 € par bénéficiaire), si vous souhaitez commencer avec des montants modestes, ou encore si vous voulez placer votre argent sans vous soucier de la gestion quotidienne.

Les SCPI seront votre choix privilégié si…

Vous souhaitez investir dans l'immobilier sans les contraintes de la gestion directe et êtes prêt à immobiliser votre capital sur 10 ans minimum. Les SCPI sont notamment intéressantes si vous êtes à TMI 11 % (pression modérée à 28,2 %), si vous pouvez accéder à des SCPI européennes, ou si vous cherchez des revenus complémentaires réguliers — les distributions trimestrielles peuvent par exemple compléter une pension de retraite. Vous pouvez estimer vos futurs revenus avec notre simulateur SCPI.

Ce que beaucoup sous-estiment

L'impact de la fiscalité sur le rendement réel. Un placement qui rapporte 4,91 % brut mais taxé à 47,2 % vous laisse moins qu'un placement à 4,7 % brut taxé à 24,7 %. C'est contre-intuitif, mais c'est la réalité. C'est d'ailleurs pourquoi il ne faut jamais comparer les rendements bruts sans regarder la ligne fiscale — et c'est exactement ce qu'un conseiller fait pour vous. Pour approfondir ce sujet, consultez notre article sur l'optimisation fiscale.

La complémentarité plutôt que l'opposition. Pour beaucoup de profils, la meilleure stratégie consiste à utiliser assurance-vie et SCPI en parallèle, chacune jouant un rôle précis. De surcroît, pour les plus fiscalisés, loger des SCPI dans l'assurance-vie permet de cumuler les avantages des deux mondes — au prix de frais légèrement supérieurs et de l'absence de revenus directs.

L'importance du temps. Que vous choisissiez l'un, l'autre ou les deux, le facteur qui pèse le plus lourd reste la durée pendant laquelle votre argent travaille. Commencer un an plus tôt, c'est souvent plusieurs milliers d'euros de plus à l'arrivée. À titre d'exemple, l'inflation en France a été de 0,9 % en 2025 (source : INSEE) — chaque euro qui dort sur un compte courant perd donc de sa valeur.

Questions fréquentes : assurance-vie ou SCPI

Assurance-vie ou SCPI : quel est le meilleur placement en 2026 ?

Il n'y a pas de meilleur placement universel. L'assurance-vie offre souplesse et fiscalité douce après 8 ans (PFU maintenu à 30 %). Les SCPI offrent un rendement immobilier régulier (4,91 % en moyenne en 2025) mais une fiscalité plus lourde en détention directe. Le bon choix dépend de votre horizon, de votre TMI et de vos objectifs. Souvent, la combinaison des deux est la réponse la plus pertinente.

Peut-on mettre des SCPI dans une assurance-vie ?

Oui, et c'est une stratégie efficace pour les personnes à TMI 30 % et au-delà. Les revenus SCPI sont alors capitalisés dans le contrat sans imposition annuelle — vous ne touchez pas de loyers directement, mais les gains sont réinvestis. La fiscalité à la sortie est celle de l'AV. En revanche, les frais de gestion du contrat s'ajoutent (0,5 à 1 %) et vous ne pouvez pas déduire d'intérêts d'emprunt. L'avantage successoral de 152 500 € par bénéficiaire s'applique néanmoins.

L'assurance-vie et les SCPI sont-elles concernées par la hausse de la CSG en 2026 ?

Non pour les deux. L'assurance-vie est expressément exclue de la hausse (PS restent à 17,2 %). De même, les revenus fonciers de SCPI en location nue conservent également leurs PS à 17,2 %. La hausse à 18,6 % concerne en réalité les revenus de placements financiers (PEA, compte-titres, PER, livrets fiscalisés). Sources : Primaliance, Auguste Patrimoine.

Combien faut-il pour commencer ?

Chez Optimavi, nous accompagnons les projets d'assurance-vie à partir de 450 € de premier versement et 50 €/mois. Pour les SCPI, certaines sont accessibles dès 200 € (une part). L'important n'est donc pas le montant de départ — c'est de commencer et de maintenir l'effort dans la durée.

Quelle fiscalité SCPI à TMI 30 % en 2026 ?

SCPI françaises en direct : 47,2 % (30 % TMI + 17,2 % PS, inchangé en 2026). SCPI européennes en direct : environ 13 à 22 % grâce aux conventions fiscales (pas de PS sur les revenus de source étrangère + crédit d'impôt). SCPI dans assurance-vie : fiscalité de l'AV (30 % avant 8 ans, 24,7 % après avec abattement). Source : Meilleurtaux.

Faut-il un conseiller pour choisir entre assurance-vie et SCPI ?

Ce n'est pas obligatoire, mais c'est sans doute le meilleur investissement que vous puissiez faire — littéralement. Un CGP indépendant analyse votre situation globale (TMI, horizon, objectifs, famille) pour déterminer la bonne répartition, calculer le rendement net dans votre poche, et ajuster au fil du temps. Si vous vous demandez ce que coûte de ne pas avoir de conseiller, nous avons écrit un article dédié. Chez Optimavi, le premier rendez-vous est gratuit.

Alors, assurance-vie ou SCPI ?

Si vous avez lu jusqu'ici, vous avez compris que la réponse n'est pas binaire. L'assurance-vie et les SCPI jouent chacune un rôle différent dans la construction de votre patrimoine. L'une offre souplesse, fiscalité douce et transmission avantageuse. L'autre offre rendement immobilier, régularité et diversification. La vraie question n'est donc pas laquelle choisir, mais quelle proportion de chacune correspond à votre vie.

En fin de compte, ce qui fait la différence, ce n'est pas de trouver le "meilleur" placement sur internet. C'est de prendre le temps de comprendre votre propre situation — votre TMI, vos projets, votre famille, votre rapport à l'incertitude — et de construire une stratégie qui vous ressemble. C'est précisément ce que nous faisons chez Optimavi, depuis le premier café jusqu'au suivi régulier, année après année.

Si ce sujet résonne pour vous, je serais heureux d'en parler. Sans engagement, sans pression, sans jargon. Juste un échange entre deux personnes qui veulent que votre argent travaille pour vos projets de vie.

Parlons de votre situation — gratuitement.

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Vincent Auvrignon, conseiller en gestion de patrimoine — fondateur d'Optimavi

Vincent Auvrignon

Conseiller en Gestion de Patrimoine indépendant — CIF · MIA · IOBSP
ORIAS n°25004390 · CNCEF n°25/859930 · Membre INOVEA

Après 12 ans à l'étranger (5 pays, 3 langues), j'ai fondé Optimavi pour rendre le conseil patrimonial accessible à tous — des plus modestes aux plus fortunés. Ma conviction : tout le monde mérite un conseiller financier.

Informations importantes : Ce contenu est fourni à titre informatif et éducatif. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé ni une recommandation de souscription. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement comporte des risques, y compris un risque de perte en capital pour les supports en unités de compte et pour les parts de SCPI. La liquidité des SCPI n'est pas garantie. Les simulations sont pédagogiques et reposent sur des hypothèses non garanties. Les données chiffrées proviennent de sources considérées comme fiables à la date de publication : ASPIM, economie.gouv.fr, service-public.gouv.fr, service-public.gouv.fr (barème IR), La Finance Pour Tous, INSEE, service-public.gouv.fr (PFU), Primaliance. La fiscalité peut évoluer. Avant toute décision, consultez un professionnel habilité. Vincent Auvrignon – OPTIMAVI – CIF, MIA, IOBSP – ORIAS n°25004390 – CNCEF n°25/859930 – RCS 980014773 – SIRET 98001477300033 – RC Pro MMA n°127128662 – Adhésion n°441399 – Médiation CNPM.

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