J’ai reçu un héritage : que faire ?
Un décès, un notaire, puis un virement qui change votre compte en banque — et une question qui tourne en boucle : « qu’est-ce que je fais de cet argent ? » Ce guide vous prend par la main, dans l’ordre, sans jargon : ce qui est déjà réglé, ce qui presse (rien ou presque), et comment transformer un héritage en socle patrimonial — plutôt qu’en occasion manquée.
Ne faites rien de définitif pendant 3 à 6 mois. Les droits de succession sont déjà payés (l’argent reçu est net) : sécurisez d’abord la somme sur des supports sans risque, laissez passer l’émotion, listez vos projets — puis investissez progressivement, par poches adaptées à chaque horizon. La pire décision est la précipitation ; la deuxième pire est de tout laisser dormir sur un compte courant, où l’inflation grignote votre capital chaque année.
🛡️ Livret A : 1,5 % (plafond 22 950 €)
📈 Fonds euros : 2,65 % en moyenne 2025
🏢 SCPI : 4,91 % de distribution moyenne 2025
- 1. D’abord, respirez : rien ne presse
- 2. La check-list des 90 premiers jours
- 3. Combien avez-vous vraiment reçu ?
- 4. Où placer un héritage, selon le montant
- 5. Vous héritez d’une maison : garder, louer ou vendre ?
- 6. Les 7 erreurs classiques (et comment les éviter)
- 7. Fiscalité : ce qui reste (vraiment) à payer
- 8. Trois cas concrets chiffrés
- FAQ — vos questions sur l’héritage reçu
1. D’abord, respirez : rien ne presse
Un héritage arrive rarement dans un moment neutre : il y a un deuil derrière. Or les études sur les décisions financières convergent : les choix pris sous le coup de l’émotion sont les plus regrettés. Les conseillers anglo-saxons appliquent une « decision-free zone » de 6 mois après un deuil pour toute décision irréversible — c’est un excellent réflexe.
Bonne nouvelle : vous pouvez vous le permettre, car tout ce qui était urgent a déjà été traité par le notaire :
- ✅ La déclaration de succession a été déposée (dans les 6 mois du décès) ;
- ✅ Les droits de succession ont été payés — l’argent qui arrive sur votre compte est net d’impôt ;
- ✅ Le partage a été acté (ou l’indivision organisée).
2. La check-list des 90 premiers jours
- Sécurisez la somme. Livret A (jusqu’à 22 950 €), LDDS (12 000 €), puis fonds euros d’une assurance-vie ou compte à terme pour le surplus. Objectif : zéro risque, zéro blocage, pendant la réflexion.
- Ouvrez les bonnes enveloppes tôt — même avec 100 €. L’assurance-vie et le PEA ont des compteurs fiscaux qui démarrent à l’ouverture (8 ans et 5 ans). « Prendre date » maintenant, c’est rendre vos gains moins imposés plus tôt, même si vous n’investissez vraiment que dans 6 mois.
- Soldez ce qui coûte cher. Crédit conso, découvert, crédit renouvelable : rembourser un crédit à 6 % est un « placement » garanti à 6 %. (Le crédit immobilier à taux bas, lui, mérite calcul avant tout remboursement anticipé.)
- Cartographiez vos projets par horizon. Moins de 2 ans (voiture, travaux) → sans risque. 2-8 ans (apport immobilier, études des enfants) → prudent. Plus de 8 ans (retraite, capital long terme) → dynamique. C’est l’horizon qui choisit le placement, jamais l’inverse.
- Faites un vrai bilan patrimonial. Un héritage modifie votre imposition future, vos droits, parfois votre stratégie retraite entière. C’est exactement le moment où une heure avec un professionnel rapporte le plus.
3. Combien avez-vous vraiment reçu ?
Avant de placer, clarifiez la nature exacte de ce que vous recevez — les trois cas les plus courants :
| Ce que vous recevez | Ce que ça change |
|---|---|
| Une somme d’argent (partage réglé) | Le plus simple : l’argent est net, disponible, à placer selon vos horizons (section suivante). |
| Le capital d’une assurance-vie (vous étiez bénéficiaire) | Il arrive hors succession : jusqu’à 152 500 € reçus par bénéficiaire sans taxation (primes versées avant 70 ans), 20 % au-delà. Souvent déjà réglé par l’assureur — le montant reçu est net. |
| Une part en indivision (maison, portefeuille) | Vous ne pouvez rien faire seul : les décisions importantes se prennent à la majorité des 2/3, la vente à l’unanimité (sauf procédure). Première étape : accord entre héritiers ou convention d’indivision. |
4. Où placer un héritage, selon le montant
Il n’y a pas « un bon placement », il y a une architecture : d’abord la sécurité, puis les projets, puis le long terme. Voici les ordres de grandeur que j’utilise en rendez-vous (à adapter à chaque situation, évidemment) :
| Montant hérité | Architecture type | Le point d’attention |
|---|---|---|
| Jusqu’à 20 000 € | Épargne de précaution complétée (3-6 mois de dépenses en livrets), le reste en assurance-vie (fonds euros + une part d’unités de compte selon profil). | Ne cherchez pas la complexité : deux supports suffisent. |
| 20 000 à 100 000 € | Livrets pleins + assurance-vie en cœur de patrimoine + PER si vous payez de l’impôt (déduction à l’entrée) + PEA pour la poche dynamique long terme. | Investissez la part dynamique progressivement (versements mensuels sur 12-18 mois) pour lisser les points d’entrée. |
| 100 000 à 300 000 € | Idem + SCPI pour des revenus réguliers (4,91 % de moyenne 2025), éventuellement à crédit pour l’effet de levier, + apport immobilier si projet. | La fiscalité des revenus devient un sujet : arbitrer SCPI en direct vs via assurance-vie, TMI, 31,4 % sur le capital mobilier. |
| Plus de 300 000 € | Structuration complète : diversification par enveloppes et par classes d’actifs, assurance-vie luxembourgeoise éventuelle, démembrement, et déjà… votre propre stratégie de transmission. | À ce niveau, deux heures de conseil changent des dizaines de milliers d’euros à 10 ans. Ne restez pas seul. |
Pour vous projeter en chiffres : notre simulateur d’intérêts composés montre ce que devient un capital placé, et le simulateur budget retraite traduit un héritage en complément de revenus futur.
5. Vous héritez d’une maison : garder, louer ou vendre ?
Le cas le plus chargé émotionnellement. Trois options, trois logiques :
- Garder (résidence secondaire, y vivre) : comptez taxe foncière, entretien, et — si vous n’y vivez pas — la surtaxe possible sur les résidences secondaires. Une maison « gardée par sentiment » qui coûte 4 000 €/an mérite une décision consciente, pas un non-choix.
- Louer : transforme le bien en revenus, mais vous devenez bailleur (fiscalité des loyers, gestion, travaux). À comparer honnêtement avec « vendre + placer » : des SCPI sans aucune gestion rapportent souvent autant qu’une location contraignante, net de tout.
- Vendre : souvent la meilleure option financière quand personne ne veut y vivre. Avantage fiscal méconnu : la plus-value se calcule par rapport à la valeur déclarée dans la succession — si vous vendez dans les mois qui suivent à un prix proche de cette valeur, la plus-value imposable est quasi nulle.
6. Les 7 erreurs classiques (et comment les éviter)
- Tout laisser sur le compte courant « en attendant ». À 2 % d’inflation, 100 000 € non placés perdent ~2 000 € de pouvoir d’achat par an. L’attente se fait sur des livrets et fonds euros, pas à 0 %.
- Tout investir d’un coup, en une fois. Entrer progressivement (12-18 mois) sur les marchés lisse le risque de « mauvais timing » — et vos nerfs.
- Acheter de l’immobilier par réflexe. « La pierre, c’est sûr »… sauf quand on achète vite, mal situé, ou sans calcul de rentabilité. L’immobilier se choisit comme un investissement, pas comme un pansement.
- Signer les produits « maison » de sa banque sans comparer. Votre conseiller bancaire a des objectifs de vente. Comparez toujours frais d’entrée, frais de gestion, et performance réelle.
- Mélanger l’héritage aux comptes du ménage (voir section 1) : vous perdez la qualification de bien propre.
- Oublier votre propre transmission. Recevoir est le bon moment pour organiser la suite : clause bénéficiaire de votre assurance-vie, donations aux enfants… Le compteur des abattements (100 000 € par enfant tous les 15 ans) se planifie tôt.
- Décider seul un montant qui vous dépasse. Au-delà de 100 000 €, l’écart entre une allocation improvisée et une allocation construite se chiffre en dizaines de milliers d’euros sur 10 ans.
💬 Une question sur votre situation précise ? C’est mon métier — et le premier échange est offert. Laissez-moi vous aider.
Que paieront réellement mes héritiers ?
Le patrimoine transmis n’est pas taxé en bloc : chaque héritier est imposé sur sa part, après son propre abattement. Voici ce que cela donne dans votre situation.
Tous actifs confondus, nets de dettes, assurance-vie comprise.
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Faites glisser pour voir l’effet de l’assurance-vie sur la note finale.
L’effet de l’assurance-vie, en un coup d’œil
Droits et prélèvements
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Ce que paie chaque héritier
Votre conjoint ou partenaire de PACS ne paiera rien. Depuis la loi TEPA de 2007, la part recueillie par le conjoint survivant ou le partenaire de PACS est totalement exonérée de droits de succession, quel qu’en soit le montant (art. 796-0 bis CGI). Attention : le partenaire de PACS n’est pas héritier de plein droit — il faut un testament pour qu’il reçoive quelque chose. Le concubin, lui, n’est ni héritier ni exonéré : il serait taxé à 60 %.
Comment ce résultat est calculé
Les règles appliquées :
- Conjoint / partenaire de PACS : exonération totale —
art. 796-0 bis du CGI. - Abattement de 100 000 € par enfant sur sa part d’héritage —
art. 779, I du CGI. - Barème en ligne directe appliqué à la part qui dépasse l’abattement —
art. 777 du CGI: 5 % jusqu’à 8 072 €, 10 % jusqu’à 12 109 €, 15 % jusqu’à 15 932 €, 20 % jusqu’à 552 324 €, 30 % jusqu’à 902 838 €, 40 % jusqu’à 1 805 677 €, puis 45 %. - Assurance-vie, primes versées avant 70 ans —
art. 990 I du CGI: le capital est hors succession. Chaque bénéficiaire dispose d’un abattement de 152 500 € ; au-delà, un prélèvement de 20 % s’applique jusqu’à 700 000 € de part taxable, puis 31,25 %. - Primes versées après 70 ans —
art. 757 B du CGI: abattement global de 30 500 € seulement, l’excédent réintégrant la succession. Ce cas n’est pas simulé ici : c’est précisément la raison pour laquelle il vaut mieux alimenter son contrat avant 70 ans.
Hypothèses retenues :
- Si vous êtes marié(e) ou pacsé(e) avec des enfants, le simulateur retient l’option la plus courante : le conjoint recueille 1/4 en pleine propriété et les enfants se partagent les 3/4. L’autre option — 100 % en usufruit — déplace la fiscalité dans le temps et donne un résultat différent.
- Les bénéficiaires de l’assurance-vie sont supposés être les enfants, à parts égales. Si le conjoint est bénéficiaire, il est de toute façon exonéré.
- Aucune donation antérieure, aucun passif successoral autre que ceux déjà déduits du patrimoine saisi.
Ce que ce simulateur ne dit pas. La transmission ne se résume pas à une addition de droits : la nature des biens (immobilier peu liquide, entreprise, parts de SCI), la capacité des héritiers à payer les droits dans les six mois, l’équilibre entre eux, et votre propre besoin de revenus comptent souvent davantage que le montant de l’impôt.
Vous voulez savoir ce que donnerait votre situation réelle, et ce qu’il est possible d’améliorer sans se compliquer la vie ?
Simulation indicative, à vocation pédagogique. Elle ne tient pas compte des cas particuliers (démembrement de propriété, usufruit du conjoint, biens professionnels et pacte Dutreil, abattement handicap, donations antérieures et rappel fiscal, primes d’assurance-vie versées après 70 ans, familles recomposées, successions internationales) et ne constitue ni un conseil personnalisé ni un engagement. Elle ne remplace pas une étude patrimoniale ni l’intervention d’un notaire.
7. Fiscalité : ce qui reste (vraiment) à payer
Clarifions, car c'est l'angoisse n°1 — souvent à tort :
- Sur le capital reçu : plus rien. Les droits de succession ont été réglés lors de la déclaration (abattement de 100 000 € par enfant, puis barème progressif de 5 à 45 %). Le conjoint survivant, lui, est totalement exonéré.
- Sur les revenus futurs de ce capital : oui, comme toute épargne. En 2026 : PFU de 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % de prélèvements sociaux) sur les intérêts et dividendes ; l'assurance-vie conserve son régime de faveur (prélèvements sociaux maintenus à 17,2 %, abattements après 8 ans) ; les loyers et revenus SCPI français suivent votre TMI + 17,2 %.
- Si l'héritage vous fait changer de dimension : pensez IFI si votre patrimoine immobilier net dépasse 1,3 M€, et à l'impact sur votre TMI si vous générez de nouveaux revenus.
C'est précisément pour ça que l'enveloppe PER (déduction à l'entrée) et l'assurance-vie (capitalisation douce) sont les deux piliers de la plupart des stratégies post-héritage.
8. Trois cas concrets chiffrés
📁 Claire, 34 ans — 45 000 € hérités de sa grand-mère
Objectif : apport immobilier dans ~4 ans. Architecture : 15 000 € en livrets (précaution + court terme), 25 000 € en assurance-vie prudente (fonds euros majoritaire — l'horizon est trop court pour prendre des risques), 5 000 € en PEA pour prendre date et commencer à apprivoiser les marchés à 100 €/mois. Coût fiscal : zéro aujourd'hui ; à la revente pour l'apport, seule la petite part de gains est imposée.
📁 Marc et Sophie, 52 ans — 180 000 € (dont la vente de la maison familiale)
Objectif : compléter la retraite dans 12 ans. Architecture : livrets pleins (35 000 €), 60 000 € en assurance-vie équilibrée, 30 000 € sur deux PER (déduction fiscale à TMI 30 % : ~9 000 € d'impôt économisés en étalant les versements), 55 000 € en SCPI via assurance-vie pour préparer des revenus réguliers sans fiscalité foncière immédiate. Entrée progressive sur 15 mois.
📁 Nathalie, 61 ans — bénéficiaire d'une assurance-vie de 140 000 €
Reçu net (sous l'abattement de 152 500 €). Objectif : revenus dès maintenant. Architecture : 20 000 € de précaution, 70 000 € en SCPI (≈ 285 €/mois de distribution à 4,91 %), 50 000 € en assurance-vie à son nom avec clause bénéficiaire soignée pour ses propres enfants — la transmission suivante se prépare déjà.
Le premier bilan est offert : on cartographie ensemble vos projets, votre fiscalité et l'architecture la plus simple pour cet argent. Sans jargon, sans pression — et je vous dis aussi ce qu'il ne faut PAS faire.
FAQ — vos questions sur l'héritage reçu
Dois-je payer des impôts sur l'argent que je viens d'hériter ?
Non : les droits de succession ont déjà été réglés via la déclaration de succession (après abattement de 100 000 € par enfant). L'argent reçu est net. En revanche, les revenus que ce capital générera (intérêts, dividendes, loyers) seront imposés comme toute épargne — d'où l'intérêt de bien choisir les enveloppes.
Où placer un héritage en attendant de décider ?
Livret A (22 950 € max) et LDDS (12 000 € max) à 1,5 %, puis fonds euros d'assurance-vie (2,65 % de moyenne 2025) ou compte à terme pour le surplus. Disponible, sans risque, et déjà mieux que le compte courant.
Combien de temps attendre avant d'investir un héritage ?
3 à 6 mois est une bonne règle : le temps que l'émotion retombe et que vos projets se clarifient. Sécurisez immédiatement, ouvrez les enveloppes pour prendre date, puis déployez progressivement sur 12-18 mois.
J'ai hérité de 100 000 € : quel est le meilleur placement ?
Il n'y en a pas un, mais une architecture : précaution en livrets, cœur en assurance-vie, PER si vous payez de l'impôt, poche dynamique (PEA) pour le long terme, et éventuellement SCPI pour des revenus. La répartition exacte dépend de votre âge, de vos projets et de votre fiscalité — c'est l'objet d'un bilan patrimonial.
Faut-il rembourser son crédit immobilier avec un héritage ?
Pas automatiquement. Si votre crédit est à 1-2 %, votre argent placé peut rapporter davantage que ce que le crédit coûte — et rembourser par anticipation peut déclencher des indemnités. Si le crédit est récent à 3,5-4 %, le calcul est plus serré : on compare taux du crédit, rendement espéré net et besoin de souplesse.
Que faire d'une maison héritée que personne ne veut habiter ?
Comparez froidement « louer » (revenus mais gestion, fiscalité foncière, travaux) et « vendre + placer » (capital net réinvesti sans contrainte). Fiscalement, vendre vite est souvent avantageux : la plus-value se calcule sur la valeur déclarée à la succession, donc elle est minime si la vente suit de près.
Mon héritage appartient-il aussi à mon conjoint ?
Non : même marié sous le régime légal, un héritage est un bien propre. Attention en pratique : versez-le sur un compte à votre nom et utilisez une clause de remploi si vous financez un achat commun, sinon la traçabilité (et la protection) se perd.
Un conseiller en gestion de patrimoine, c'est utile à partir de quel montant ?
Chez OPTIMAVI, dès 50 €/mois — mais pour un héritage, le bon repère est : dès que le montant dépasse une année de vos revenus, l'architecture (enveloppes, fiscalité, horizons) rapporte plus que le choix des produits. Le premier échange est offert et sans engagement.
Sources : service-public.fr (droits de succession, abattements 2026) · economie.gouv.fr (taux des livrets au 01/02/2026) · ACPR (rendement moyen des fonds euros 2025 : 2,65 %) · ASPIM (taux de distribution moyen des SCPI 2025 : 4,91 %) · CGI art. 990 I (assurance-vie, 152 500 €). Article mis à jour le 21 juillet 2026 par Vincent Auvrignon, conseiller en gestion de patrimoine (ORIAS n°25004390, CIF adhérent CNCEF Patrimoine). Ces informations sont générales et ne constituent pas un conseil personnalisé ; votre situation mérite une analyse dédiée. Investir comporte des risques de perte en capital.
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