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Cinq nouveautés en 2026, une règle des 70 ans qui change tout, et une question simple : combien verser pour vraiment y gagner ? Je vous explique tout, calmement, avec des schémas et des exemples.
En 2026, le PER change sur cinq points. Les gains sont taxés à 18,6 % de prélèvements sociaux au lieu de 17,2 %. Les versements faits après 70 ans ne sont plus déductibles. Les plafonds non utilisés se reportent désormais sur 5 ans, avec un effet visible à partir de 2030. Les parents d'un enfant gravement malade peuvent le débloquer. Et l'âge légal recule moins vite pour les générations 1964 à 1968. Le bon réflexe : verser le montant qui « vide » votre tranche d'imposition la plus haute.
Le rappel express
Pour le fonctionnement complet (les trois compartiments, les types de PER, la gestion), mon guide complet du PER détaille tout. Ici, on se concentre sur ce qui a changé en 2026 et sur les décisions concrètes : combien verser, quand, et comment sortir.
Ce qui a changé
Deux lois de 2026 ont modifié le PER : la loi de financement de la Sécurité sociale (décembre 2025) et la loi de finances (février 2026), complétées par une loi de juin 2026 pour les parents d'enfants malades. Voici l'essentiel, sans jargon.
Prenez votre plafond 2026 (calculé sur vos revenus 2025). Jusqu'ici, il restait utilisable 3 ans de plus. Désormais, il le reste jusqu'en 2031.
Le plafond de l'année, plus les plafonds non utilisés des années précédentes. Le fisc consomme d'abord le plafond de l'année, puis les plus anciens.
| Vous êtes né(e) | Âge légal avant la suspension | Âge légal depuis le 1er septembre 2026 |
|---|---|---|
| En 1964 | 63 ans | 62 ans et 9 mois |
| De janvier à mars 1965 | 63 ans et 3 mois | 62 ans et 9 mois |
| D'avril à décembre 1965 | 63 ans et 3 mois | 63 ans |
| En 1966 | 63 ans et 6 mois | 63 ans et 3 mois |
| En 1967 | 63 ans et 9 mois | 63 ans et 6 mois |
| En 1968 | 64 ans | 63 ans et 9 mois |
| En 1969 et après | 64 ans | 64 ans (inchangé) |
La date à entourer
Depuis 2026, votre 70e anniversaire est une vraie frontière pour le PER. Elle joue à l'entrée (la déduction) et à la fin (la transmission).
Un versement fait à partir de vos 70 ans ne réduit plus votre impôt. Il reste possible, mais il n'a plus d'avantage à l'entrée.
Dès l'année qui suit les 70 ans de l'un des deux, un couple ne peut plus mutualiser ses plafonds sur la déclaration.
Si le titulaire décède après 70 ans, c'est la totalité du PER qui entre dans le calcul, après un abattement global de 30 500 €. Pas seulement les versements.
Si vos bénéficiaires sont vos enfants et que votre patrimoine est important, faites le point avant vos 70 ans. Selon votre tranche d'imposition, il peut être plus intéressant de sortir progressivement du PER et de replacer sur une assurance-vie, ou au contraire de le garder. Pour un conjoint bénéficiaire, la question ne se pose pas : il est exonéré.
La bonne question
Deux limites comptent : ce que vous avez le droit de déduire (votre plafond) et ce qui est vraiment rentable (votre tranche d'imposition).
Au minimum 4 710 €, au maximum 37 680 € pour 2026. S'y ajoutent vos plafonds non utilisés des années précédentes, et un couple peut les mettre en commun (case 6QR).
10 % du bénéfice 2026, plus 15 % de la part comprise entre 1 et 8 fois le plafond de la Sécurité sociale (48 060 € en 2026). En micro-entreprise, on utilise le plafond des salariés.
Votre plafond figure sur votre avis d'impôt, rubrique « plafond épargne retraite ». S'il n'apparaît pas (retraités, personnes non imposables), vous avez quand même le droit de déduire : il se consulte dans votre espace impots.gouv.fr.
Chaque euro déduit vous fait économiser votre taux marginal d'imposition. Mais dès que vos revenus redescendent dans la tranche inférieure, l'économie tombe. D'où une règle simple : versez ce qui fait sortir vos revenus de votre tranche la plus haute, pas plus.
Barème 2026 sur les revenus 2025, par part : 0 % jusqu'à 11 600 €, 11 % jusqu'à 29 579 €, 30 % jusqu'à 84 577 €, 41 % jusqu'à 181 917 €, 45 % au-delà. Exemple simplifié, sans décote ni réduction d'impôt.
Pour faire le calcul vous-même, le simulateur PER compare votre économie d'impôt et ce que vous paierez à la sortie, et le simulateur d'impôt sur le revenu vous donne votre tranche exacte.
La crainte n°1
Oui, le PER est bloqué jusqu'à l'âge légal de départ ou jusqu'à votre retraite, si elle arrive avant. Mais la loi prévoit des portes de sortie pour les moments importants ou difficiles de la vie.
Depuis le 14 juin 2026, les parents d'un enfant à charge atteint d'une affection grave, d'un handicap ou victime d'un accident d'une particulière gravité peuvent débloquer leur PER. Sans impôt sur le revenu ; seuls les gains supportent 18,6 % de prélèvements sociaux. Les justificatifs exacts restent précisés par décret : je vous aide à monter le dossier.
Le jour J
Vous choisissez au moment de partir, pas à l'ouverture (sauf si vous aviez opté pour la rente dès le départ). Et rien n'oblige à tout retirer d'un coup : on peut sortir par morceaux, sur plusieurs années, pour lisser l'impôt.
| Ce que vous retirez | Versements déduits à l'entrée | Versements non déduits |
|---|---|---|
| En capital : la part « versements » | Impôt sur le revenu au barème, sans abattement | Exonérée |
| En capital : la part « gains » | 31,4 % (12,8 % d'impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux), ou barème sur option | |
| En rente viagère | Barème après abattement de 10 %, comme une pension, plus 18,6 % sur une fraction de la rente | Seule une fraction est imposée, selon votre âge au départ (40 % entre 60 et 69 ans) |
Pour un projet, rembourser un crédit, aider les enfants. Idéal en plusieurs fois, pour rester dans une petite tranche.
Un complément versé à vie, quoi qu'il arrive. Rassurant si vous craignez de manquer, moins souple.
Une partie en capital pour les projets, une partie en rente pour la sérénité. Souvent la solution la plus équilibrée.
Mon conseil : regardez votre stratégie de sortie dès 5 ans avant la retraite. C'est d'ailleurs le moment où la loi vous permet d'interroger votre assureur sur les options adaptées à votre situation. Pour aller plus loin : à la retraite, réorganiser son patrimoine.
Protéger les siens
Un PER souscrit auprès d'un assureur se transmet aux bénéficiaires que vous désignez, comme une assurance-vie. Avec une différence importante : c'est votre âge au jour du décès qui décide de la fiscalité, pas la date des versements.
Sans impôt jusqu'à ce montant, puis 20 % jusqu'à 700 000 € et 31,25 % au-delà. Exactement comme une assurance-vie.
Au-delà, la totalité du PER, gains compris, supporte les droits de succession. Sur une assurance-vie, seuls les versements seraient concernés.
Votre conjoint ou partenaire de PACS bénéficiaire ne paie jamais rien, quel que soit votre âge. Et au décès, les gains du PER échappent aux prélèvements sociaux : c'est une économie de 18,6 % que vous n'auriez pas en retirant l'argent de votre vivant.
Pour estimer ce que paieraient vos enfants selon les cas, le simulateur de droits de succession fait le calcul en quelques clics.
Les anciens contrats
Beaucoup d'entre nous ont des contrats retraite oubliés, chez d'anciens employeurs ou ouverts il y a longtemps. Le transfert vers un PER est possible et sans conséquence fiscale. Pour retrouver tous vos contrats, l'espace « Mon compte retraite » du site info-retraite.fr les liste.
Pour un ancien contrat, le transfert doit être réalisé en 4 mois au maximum. D'un PER vers un autre PER, les frais de transfert sont plafonnés à 1 % pendant les 5 premières années, puis nuls.
Pour qui, et pour qui pas
Chaque euro versé vous fait économiser au moins 30 centimes d'impôt dès cette année.
Votre plafond est bien plus élevé, et il peut aussi réduire certaines cotisations pour les exploitants agricoles.
Le temps de faire travailler l'argent, et une retraite assez proche pour viser une tranche plus basse.
La déduction rapporte peu. Une assurance-vie, disponible à tout moment, sera plus utile.
Vous hésitez avec l'assurance-vie ? Les deux se complètent très bien : voyez PER ou assurance-vie, que choisir en 2026.
Avec OPTIMAVI
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1 % sur chaque versement, environ 1 % de frais de gestion par an partagés entre les acteurs du contrat, 0 € de frais d'arbitrage. Le détail : ma rémunération.
Une proposition écrite, à lire tranquillement. Et si le PER n'est pas pour vous, je vous le dis.
Dites-moi en deux mots où vous en êtes : OPTIMAVI vous rappelle. On regarde votre plafond, le montant qui vous fait vraiment gagner, vos anciens contrats et votre future sortie. Premier bilan offert, sans engagement.
Vos questions
Cinq choses. Les gains supportent 18,6 % de prélèvements sociaux au lieu de 17,2 %. Les versements faits après 70 ans ne sont plus déductibles. Les plafonds non utilisés se reportent sur 5 ans au lieu de 3. Un déblocage anticipé est ouvert aux parents d'un enfant gravement malade ou handicapé. Et l'âge légal de départ est un peu plus bas pour les générations 1964 à 1968.
Non. Depuis le 1er janvier 2026, les versements effectués à partir de vos 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable, sur tous les PER. Les versements faits avant 70 ans gardent leur avantage. Les anciens contrats PERP et Madelin ne sont pas concernés. Un couple ne peut plus mutualiser ses plafonds dès l'année qui suit les 70 ans de l'un des deux.
Les versements ne sont pas limités, mais la déduction l'est. Pour un salarié, le plafond 2026 vaut 10 % des revenus professionnels 2025, entre 4 710 € et 37 680 €, plus les plafonds non utilisés des trois années précédentes. Pour un indépendant, il va de 4 806 € à 88 911 €. Votre plafond figure sur votre avis d'impôt.
La règle s'applique depuis la loi de finances 2026, mais son effet est progressif. Pour vos versements de 2026 à 2029, vous disposez toujours du plafond de l'année et des trois précédents. En 2030, un plafond supplémentaire s'ajoute, et deux à partir de 2031. Votre plafond 2026 restera ainsi utilisable jusqu'en 2031.
Le montant qui fait redescendre vos revenus imposables juste en dessous de votre tranche la plus haute. Exemple : un couple qui déclare 65 000 € a 32 500 € par part, dont 2 921 € taxés à 30 %. Verser 5 842 € lui fait économiser environ 1 750 €. Au-delà, chaque euro versé ne rapporte plus que 11 %.
Oui, dans sept cas : achat de la résidence principale, décès du conjoint ou partenaire de PACS, invalidité, fin des droits au chômage, surendettement, liquidation judiciaire d'un indépendant et, depuis le 14 juin 2026, affection grave, handicap ou accident grave d'un enfant à charge. Hors résidence principale, ces déblocages sont exonérés d'impôt sur le revenu.
Si vos versements ont été déduits, la part correspondant aux versements est soumise au barème de l'impôt sur le revenu, sans abattement. La part des gains supporte 31,4 % : 12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux, ou le barème sur option. Si vous n'aviez pas déduit, seuls les gains sont taxés. Sortir en plusieurs fois permet de lisser l'impôt.
Avant 70 ans, chaque bénéficiaire reçoit jusqu'à 152 500 € sans impôt, comme pour une assurance-vie. Après 70 ans, la totalité du PER, gains compris, supporte les droits de succession après un abattement global de 30 500 €. Le conjoint ou partenaire de PACS est toujours exonéré, et les gains échappent aux prélèvements sociaux.
Souvent oui, pour accéder aux cas de déblocage, à la sortie en capital et à plus de choix de placements. Mais pas toujours : certains anciens contrats ont une table de mortalité ou un taux de rente garantis, et un PERP perd sa sortie en capital taxée à 7,5 %. Le transfert n'a aucun coût fiscal ; il se décide après une comparaison écrite.
Rarement. Si vous n'êtes pas imposable ou si vous êtes dans la tranche à 11 %, la déduction rapporte peu, et vous paierez l'impôt à la sortie. Mieux vaut souvent une assurance-vie, disponible à tout moment, ou un PER avec versements non déduits : vous ne paierez alors l'impôt que sur les gains.
Oui, si vous êtes né entre 1964 et 1968. Votre PER se débloque à l'âge légal de départ ou à la liquidation de votre retraite, et cet âge recule moins vite depuis le 1er septembre 2026 : par exemple 62 ans et 9 mois au lieu de 63 ans pour la génération 1964. Votre épargne devient donc disponible 3 à 6 mois plus tôt.
CIF adhérent CNCEF n°25/859930 · COA · IOBSP · ORIAS n°25004390 · Certifié AMF. « Un PER bien réglé, c'est un impôt en moins chaque année et une retraite plus sereine. Mal réglé, c'est de l'argent bloqué pour rien. Mon travail, c'est de trouver le bon dosage pour vous. »
Pour être tout à fait clairs : cet article donne une information générale à visée pédagogique, à jour d'octobre 2026 ; il ne constitue ni un conseil fiscal, ni un conseil en investissement personnalisé. Les exemples sont simplifiés (sans décote, réductions d'impôt ni situations particulières). Le PER investi en unités de compte présente un risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les règles fiscales peuvent évoluer. Vincent Auvrignon est conseiller en investissements financiers (CIF, adhérent CNCEF n°25/859930), courtier en assurance (COA) et IOBSP, immatriculé à l'ORIAS sous le n°25004390 (orias.fr), certifié AMF. Le conseil fourni est un conseil non indépendant au sens de la réglementation : OPTIMAVI est rémunéré par les frais sur versement et par une partie des frais de gestion versée par l'assureur, comme indiqué sur la page transparence et rémunération. Le premier bilan est offert.