Votre banquier vous propose une assurance-vie. Un conseiller en gestion de patrimoine aussi. Lequel écouter ? La réponse honnête : ce ne sont pas deux ennemis, ce sont deux métiers différents. Voici ce que chacun fait bien, ce que chacun coûte vraiment, comment vérifier qu'un conseiller est sérieux, et un quiz pour savoir de quoi vous avez besoin.
« La banque est faite pour le quotidien et le crédit, et propose ses propres placements. Un conseiller en gestion de patrimoine n'a pas de produit maison : il compare le marché, construit une stratégie globale et vous suit dans le temps. Il n'est pas gratuit non plus : sa rémunération est écrite avant toute décision. Le bon choix dépend du montant, de la complexité de votre situation et du temps que vous voulez y consacrer. Dans tous les cas, vérifiez le professionnel sur le registre ORIAS. »
Les bases
Le conseiller de votre banque et un conseiller en gestion de patrimoine ne font pas le même travail. Comprendre la différence évite deux erreurs : attendre de sa banque une stratégie globale, et attendre d'un CGP qu'il gère votre compte courant.
Salarié de la banque, il gère votre compte, vos moyens de paiement, vos crédits, et propose les placements de l'établissement : le contrat d'assurance-vie de la banque, les fonds de sa société de gestion, son PER. Il a des objectifs commerciaux, ce n'est pas un reproche : c'est son métier. Vous voyez une partie du marché.
Professionnel réglementé (CIF pour le conseil financier, COA pour l'assurance, IOBSP pour le crédit), inscrit à l'ORIAS, membre d'une association agréée par l'AMF. Il n'a pas de produit maison : il compare les contrats de plusieurs assureurs et sociétés de gestion, et regarde l'ensemble : placements, immobilier, impôts, retraite, transmission.
La troisième option existe et elle est sérieuse : un livret, puis une assurance-vie en ligne sans frais d'entrée et un PEA avec des ETF. Frais minimaux, mais tout repose sur vous : le choix, la discipline, la fiscalité, et l'absence de regard extérieur quand les marchés baissent.
Imaginez que vous cherchez une voiture. Le concessionnaire d'une marque connaît parfaitement ses modèles et vous en vendra un, forcément de sa marque : c'est la banque. Un mandataire multimarques regarde toutes les marques et cherche celle qui colle à votre usage et à votre budget : c'est le CGP. Et vous pouvez aussi acheter seul sur internet, si vous savez exactement ce que vous voulez. Aucune option n'est mauvaise. Elles ne servent simplement pas la même personne au même moment.
Transparence
Le conseil n'est jamais gratuit, ni à la banque ni chez un CGP. La différence, c'est si vous le voyez ou pas.
À la banque, le conseil paraît gratuit parce qu'il est inclus dans les frais du contrat : frais sur versement, frais de gestion annuels, frais des fonds maison. Chez un CGP, la réglementation impose d'annoncer par écrit, avant toute décision, comment il est rémunéré : c'est le document d'entrée en relation puis la lettre de mission. Ce n'est pas plus cher par nature ; c'est plus visible, et c'est ce qui vous permet de comparer.
Chez moi, c'est simple et écrit avant de commencer : les deux premiers rendez-vous sont offerts. Sur l'assurance-vie et le PER, je perçois 1 % sur vos versements ; les contrats d'assurance-vie comportent en moyenne environ 1 % de frais de gestion par an, prélevés par l'assureur. Sur les SCPI, vous souscrivez au prix public, sans frais supplémentaires : le conseil est rémunéré par la société de gestion. Sur l'immobilier neuf à avantage fiscal, même logique : aucun frais pour vous, vous payez le prix public du promoteur, qui rémunère le cabinet sur son budget de commercialisation. Sur le crédit, je négocie votre prêt auprès de votre banque sans surcoût quand nous menons un projet ensemble. Et si la meilleure option pour vous est de ne rien changer, ou de faire seul, c'est ce que je vous dirai.
Le sujet qui compte
Le rendement est une promesse, les frais sont une certitude. L'Observatoire des produits d'épargne financière (Banque de France) publie les moyennes du marché : c'est sur elles que repose ce graphique.
| Poste de frais (assurance-vie) | Moyenne du marché | Ce que ça veut dire |
|---|---|---|
| Frais sur versement | 0 à 3 % selon les contrats | Prélevés une fois, à l'entrée. Souvent 0 % en ligne, plus élevés sur les contrats de réseau. |
| Frais de gestion annuels du contrat | ≈ 1 % par an en moyenne sur les unités de compte (0,67 % sur le fonds euros) | Prélevés chaque année sur l'encours, par l'assureur : ils rémunèrent le contrat, son suivi et le conseil. |
| Frais des supports (fonds) | 1,60 % pour un fonds classique, 0,29 % pour un ETF | La ligne la plus lourde et la moins visible : elle dépend des supports que le conseil vous propose. |
Source : Observatoire des produits d'épargne financière, rapport 2026 (Banque de France). Les frais réels dépendent du contrat et des supports retenus, pas du type de distributeur.
Les frais de gestion d'un fonds ne sont pas « de l'argent perdu » : ils rémunèrent une équipe qui travaille tous les jours pour suivre le marché, choisir les entreprises, ajuster la stratégie et réduire les risques quand ça tangue. J'analyse des milliers de fonds avant d'en retenir quelques-uns, et ceux que je propose, même quand leurs frais sont plus élevés qu'un ETF, ont une gestion et une stratégie qui justifient largement ces frais. Ne vous méprenez pas : tous les fonds ne le méritent pas, loin de là. Mais bien choisis, les frais internes d'un fonds deviennent un détail : ce qui compte, c'est ce qu'il vous reste, net, et la manière dont il se comporte quand le marché baisse.
Les quatre premières barres comparent le même placement à 5 % brut par an, avec des couches de frais différentes : c'est l'impact des frais, seul. La dernière barre ajoute ce que les études mesurent : un conseiller qui sélectionne des supports cohérents et tient la barre dans les tempêtes améliore le résultat net. Hypothèse retenue ici : +1,5 % par an, volontairement en dessous des chiffres publiés (Russell Investments 2025 : ≈ 4,9 % par an ; Vanguard, Envestnet : ≈ 3 % par an ; Morningstar : +22 % de revenus à la retraite).
Lecture : à supports identiques, un accompagnement coûte environ 22 000 € sur 20 ans par rapport au tout-seul en ligne ; avec une vraie sélection de fonds et un suivi, il en rapporte 44 000 € de plus dans cette hypothèse, sans compter l'erreur évitée un jour de panique. Calcul : 99 000 € (après 1 % d'entrée) à 3,6 % puis 5,1 % net par an pendant 20 ans. Rendements passés et études non garants des résultats futurs ; illustration, pas une promesse.
⚠️ Honnêteté oblige : un CGP ne coûte pas automatiquement moins cher que votre banque, et un fonds cher n'est pas automatiquement meilleur. Certains cabinets vendent des contrats aussi chargés que les réseaux bancaires, avec des supports médiocres. Ce qui fait la différence, c'est la qualité de la sélection et la stratégie autour : demandez toujours les trois lignes de frais, écrites, et demandez pourquoi ce fonds-là plutôt qu'un autre, quel que soit votre interlocuteur.
À égalité
| Sur quoi | La banque | Le CGP | Seul en ligne |
|---|---|---|---|
| Le quotidien : compte, carte, virements, découvert | Imbattable | Ce n'est pas son métier | Oui, banque en ligne |
| Le crédit immobilier | Souvent le bon choix si votre situation est simple : elle vous connaît et décide vite | Peut obtenir un meilleur taux, contre des frais de courtage. Chez OPTIMAVI : je négocie votre prêt auprès de votre banque, sans surcoût, quand nous menons un projet d'investissement ensemble ; l'écart avec la proposition initiale se compte en général en milliers d'euros sur la durée du prêt | Comparateurs, puis négociation seul : difficile d'obtenir ce qu'un professionnel obtient |
| L'accès au marché des placements | Ses contrats, ses fonds | Tout le marché, sans produit maison | Tout le marché, si vous savez chercher |
| La vision globale : fiscalité, immobilier, retraite, transmission | Rarement, hors banque privée | C'est le cœur du métier | À construire soi-même |
| Le suivi dans le temps | Le conseiller change tous les 2 à 3 ans | Un interlocuteur, des points réguliers | Vous, quand vous y pensez |
| Les frais | Souvent au-dessus de la moyenne | Variables : à exiger par écrit | Les plus bas |
| Le garde-fou quand les marchés baissent | Peu | Oui, c'est une grande part de la valeur | Aucun |
| La simplicité | Tout au même endroit | Un interlocuteur, plusieurs établissements | Plusieurs comptes à gérer |
Une étude régulièrement citée dans la profession (Russell Investments, « Value of an Advisor », 2025) évalue l'apport d'un accompagnement à environ 4,87 % par an, dont près de la moitié vient simplement d'éviter les décisions émotionnelles : vendre en panique, acheter au sommet, ne jamais rééquilibrer. C'est une estimation d'un gestionnaire d'actifs, pas une garantie ; mais elle dit quelque chose de vrai : le principal ennemi de l'épargnant, c'est souvent lui-même, et un regard extérieur a une valeur.
Se protéger
Un bon conseiller vous invite lui-même à le vérifier. Voici les quatre contrôles à faire avant de confier le moindre euro, et les questions qui révèlent tout.
Tout intermédiaire en assurance, crédit ou conseil financier doit y être inscrit. Tapez son nom sur orias.fr : vous voyez ses statuts (CIF, COA, IOBSP) et son numéro. Pas d'inscription, pas de discussion.
Un CIF adhère obligatoirement à une association agréée par l'AMF (CNCEF, ANACOFI, La Compagnie des CGP…). Elle contrôle sa formation, son assurance et ses pratiques. Le numéro d'adhérent doit figurer sur ses documents.
Remis au premier rendez-vous, il dit qui il est, avec quels partenaires il travaille, et comment il est payé. Puis une lettre de mission avant toute mise en place. Sans ces deux documents, ce n'est pas un conseil réglementé.
L'AMF publie les sites et acteurs non autorisés. Rendement garanti élevé, urgence, pression, demande de virement vers l'étranger : ce sont les signaux d'une arnaque, pas d'une opportunité.
Et vous ?
Quatre questions pour un premier repère. Ce n'est pas un conseil personnalisé, c'est une boussole.
Répondez spontanément ; le repère se met à jour à chaque réponse.
Le cas chiffré
Un cas d'école, volontairement générique. Julie a ouvert « par habitude » l'assurance-vie de sa banque il y a dix ans : 2 % à l'entrée, 0,90 % de gestion, des fonds maison à 1,70 %. Elle verse 300 € par mois et se demande si elle doit changer quelque chose.
Ce que montre ce cas : les frais du contrat bancaire coûtent à Julie entre 36 000 et 57 000 € sur 20 ans. Le vrai choix n'est pas « banque ou CGP », c'est « quel contrat, quels supports, et est-ce que je tiendrai seule ». Un bon conseiller lui dira d'ailleurs qu'un transfert n'est pas automatique : son contrat a plus de 8 ans, et on regarde d'abord si l'assureur propose de meilleurs supports en interne. C'est exactement ce genre d'arbitrage qu'on fait lors du bilan, offert.
Sans filtre
Pour trancher
| Votre situation | Le bon interlocuteur | Pourquoi |
|---|---|---|
| Vous débutez, moins de 10 000 €, situation simple | Seul en ligne, banque pour le quotidien, et si besoin un CGP accessible comme OPTIMAVI pour poser les bases | Livret puis assurance-vie en versements programmés : les frais les plus bas, et un premier bilan offert pour partir dans le bon ordre. |
| Vous avez une assurance-vie bancaire depuis des années | Faire relire par un CGP | Trois lignes de frais à vérifier ; un transfert n'est pas automatique, un arbitrage souvent oui. |
| Plusieurs sujets à la fois : immobilier, impôts, enfants, retraite | CGP | La cohérence entre les sujets vaut plus que le meilleur produit sur chacun. |
| Un projet immobilier à financer | Votre banque si c'est simple ; CGP-IOBSP dès qu'il y a un projet d'investissement | Votre banque décide vite ; OPTIMAVI négocie le prêt auprès d'elle sans surcoût dans le cadre d'un projet mené ensemble. |
| Chef d'entreprise, expatrié, transmission à organiser | CGP, en lien avec notaire et expert-comptable | Situations qui dépassent le cadre d'un catalogue. |
| Vous aimez gérer et vous restez calme quand ça baisse | Seul, avec une relecture annuelle par un CGP accessible | Vous avez le profil ; un regard extérieur une fois par an suffit, et il est offert. |
| Vous voulez simplement comprendre les bases de l'éducation financière | Un CGP accessible comme OPTIMAVI | Deux rendez-vous offerts, sans montant minimum : on pose le vocabulaire, l'ordre des priorités et les pièges à éviter. |
Quel que soit votre choix : demandez les frais par écrit, vérifiez l'ORIAS, et ne signez jamais dans l'urgence. Un conseil qui presse est un conseil qui cache quelque chose. Notre page approche détaille comment se passe un bilan chez OPTIMAVI, et notre FAQ répond aux questions de prix.
Décrivez votre situation en deux lignes : OPTIMAVI vous rappelle, on relit ensemble ce que votre banque vous propose déjà, et je vous dis honnêtement si un accompagnement vous apporterait quelque chose, ou si vous pouvez très bien faire seul. Les deux premiers rendez-vous sont offerts.
Vos questions
Le conseiller bancaire est salarié de sa banque et propose les placements de l'établissement : il gère aussi votre compte et vos crédits. Le conseiller en gestion de patrimoine est un professionnel réglementé, inscrit à l'ORIAS, sans produit maison : il compare le marché et construit une stratégie globale sur les placements, l'immobilier, la fiscalité, la retraite et la transmission.
Oui, toujours, comme le conseil bancaire qui est inclus dans les frais des contrats. La différence est que la rémunération du CGP doit être écrite avant toute décision : honoraires, commissions sur les contrats mis en place, ou un mélange des deux. Chez OPTIMAVI, les deux premiers rendez-vous sont offerts et le détail est remis par écrit dans la lettre de mission.
Cherchez son nom sur le registre ORIAS pour voir ses statuts (CIF, COA, IOBSP), vérifiez qu'il adhère à une association agréée par l'AMF, exigez le document d'entrée en relation puis une lettre de mission écrite, et consultez les listes noires de l'AMF. Un rendement garanti élevé ou une urgence à signer sont des signaux d'alerte.
Non. La banque reste la mieux placée pour le quotidien et souvent pour le crédit. Le CGP intervient sur la stratégie et les placements, avec des contrats ouverts chez des assureurs et sociétés de gestion, sans changer de banque. Les deux se complètent.
Pas automatiquement. Ce qui fait l'écart, ce sont les frais des contrats et des supports proposés : un contrat de réseau à fonds maison peut coûter 2,5 % par an, un contrat conseillé avec des supports peu chargés autour de 1,5 %, un contrat en ligne géré seul moins de 1 %. Demandez les trois lignes de frais par écrit, à la banque comme au conseiller.
Deux sens cohabitent, et ils ne veulent pas dire la même chose. Au sens courant, un cabinet indépendant choisit librement ses partenaires, n'appartient à aucune banque ni aucun assureur et n'a d'obligation d'exclusivité envers personne : c'est le cas d'OPTIMAVI, qui compare une centaine de partenaires. Au sens strict de la réglementation (AMF, directive MIF 2), le « conseil indépendant » et le sigle CGPI sont réservés aux conseillers rémunérés uniquement par honoraires, sans aucune commission. Comme OPTIMAVI perçoit des commissions des assureurs et sociétés de gestion sur les contrats mis en place, son conseil est dit « non indépendant » au sens de l'AMF : Vincent Auvrignon est CGP, pas CGPI, libre de ses partenaires, et sa rémunération est écrite avant toute décision. Demandez cette précision à tout conseiller : c'est dans son document d'entrée en relation.
Oui, et pour une situation simple avec de petits montants c'est souvent la meilleure option : un livret, puis une assurance-vie en ligne sans frais d'entrée et un PEA avec des ETF. Les limites apparaissent quand les montants grossissent, quand plusieurs sujets se croisent, ou quand les marchés baissent et qu'il n'y a personne pour tempérer la décision.
Un document d'entrée en relation (qui il est, ses statuts, ses partenaires, sa rémunération), puis une lettre de mission qui décrit la prestation et son coût, et pour tout placement un document d'information précontractuel. Sans ces documents, le conseil n'est pas réglementé : passez votre chemin.
CIF adhérent CNCEF n°25/859930 · COA · IOBSP · ORIAS n°25004390 · Certifié AMF. « La confiance se gagne autant par ce qu'on refuse de faire que par ce qu'on promet : pas de produit maison, pas d'urgence, pas de frais cachés. Et si votre banque fait déjà bien le travail, je vous le dirai. »
Pour être tout à fait clairs : cet article donne une information générale à visée pédagogique, à jour de septembre 2026 ; il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé et ne vise aucun établissement en particulier. Les chiffres de frais sont des moyennes de marché publiées par la Banque de France ; les rendements du cas pratique sont des hypothèses non garanties, et les unités de compte présentent un risque de perte en capital. Vincent Auvrignon est conseiller en investissements financiers (CIF, adhérent CNCEF n°25/859930), courtier en assurance (COA) et IOBSP, immatriculé à l'ORIAS sous le n°25004390 (orias.fr), certifié AMF. Sur l'assurance-vie et le PER, OPTIMAVI est rémunéré par 1 % sur les versements ; les contrats comportent en moyenne environ 1 % de frais de gestion par an, prélevés par l'assureur ; le détail est indiqué par écrit avant toute décision. Indépendance : OPTIMAVI n'est lié à aucune banque, aucun assureur ni aucun réseau et choisit librement ses partenaires ; au sens de la réglementation AMF, le conseil est fourni de manière « non indépendante », car le cabinet perçoit des commissions des partenaires sur les contrats mis en place. OPTIMAVI est donc CGP, pas CGPI.