Estimez en deux minutes ce que vos proches paieraient, et surtout ce qui change selon vos choix : option du conjoint (usufruit ou pleine propriété), donation en nue-propriété, assurance-vie, famille recomposée, parts de SCI. Un outil pour comprendre, pas pour vous vendre quelque chose.
« En ligne directe, chaque enfant hérite avec 100 000 € d'abattement, puis un barème de 5 % à 45 % (20 % dès 15 932 €) ; le conjoint est exonéré. Trois leviers changent tout : l'assurance-vie (152 500 € par bénéficiaire hors succession), la donation en nue-propriété du vivant, et l'option du conjoint (100 % en usufruit réduit la base taxable des enfants). Le simulateur chiffre chacun de ces leviers pour votre situation. »
Vos résultats
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Estimation pédagogique fondée sur les barèmes 2026 en vigueur (CGI art. 777, 779, 669, 757 B, 990 I, 764 bis, 1133). Elle ne tient pas compte de toutes les situations (régimes matrimoniaux particuliers, biens professionnels, pacte Dutreil, biens à l'étranger, rappel des donations dans le barème). Seul un notaire liquide une succession.
Comprendre en 3 minutes
Avec des enfants communs, le conjoint choisit 1/4 en pleine propriété ou 100 % en usufruit. En usufruit, les enfants ne sont taxés que sur la nue-propriété (60 % de la valeur si le conjoint a 61 à 70 ans, 70 % s'il a 71 à 80 ans) et récupèrent le reste sans droits au second décès. Testez les deux options ci-dessus : l'écart se compte souvent en dizaines de milliers d'euros.
Les capitaux versés aux bénéficiaires sont hors succession : 152 500 € par bénéficiaire sans droits pour les versements avant 70 ans, et la liberté de désigner qui vous voulez, y compris un beau-enfant ou un proche sans lien de parenté, qui paierait 60 % dans une succession classique.
Donner la nue-propriété d'un bien à 62 ans, c'est transmettre 60 % de sa valeur fiscale, en gardant l'usage ou les loyers à vie. Les droits se calculent sur ces 60 %, avec l'abattement de 100 000 € par enfant, renouvelable tous les 15 ans. Au décès, la pleine propriété se reconstitue sans droits ni déclaration.
| Âge de l'usufruitier | Valeur de l'usufruit | Valeur de la nue-propriété |
|---|---|---|
| Moins de 21 ans | 90 % | 10 % |
| 21 à 30 ans | 80 % | 20 % |
| 31 à 40 ans | 70 % | 30 % |
| 41 à 50 ans | 60 % | 40 % |
| 51 à 60 ans | 50 % | 50 % |
| 61 à 70 ans | 40 % | 60 % |
| 71 à 80 ans | 30 % | 70 % |
| 81 à 90 ans | 20 % | 80 % |
| Plus de 90 ans | 10 % | 90 % |
Barème fiscal de l'usufruit, article 669 du Code général des impôts. Il sert à la fois pour l'option usufruit du conjoint et pour la donation en nue-propriété.
| Lien avec le défunt | Abattement | Barème après abattement |
|---|---|---|
| Conjoint, partenaire de PACS | Exonération totale | — |
| Enfant (et parent) | 100 000 € | 5 % jusqu'à 8 072 € · 10 % jusqu'à 12 109 € · 15 % jusqu'à 15 932 € · 20 % jusqu'à 552 324 € · 30 % jusqu'à 902 838 € · 40 % jusqu'à 1 805 677 € · 45 % au-delà |
| Petit-enfant | 1 594 € (31 865 € pour une donation) | Même barème que les enfants |
| Frère, sœur | 15 932 € | 35 % jusqu'à 24 430 €, 45 % au-delà |
| Neveu, nièce | 7 967 € | 55 % |
| Concubin, beau-enfant, tiers | 1 594 € | 60 % |
| Héritier en situation de handicap | + 159 325 € (cumulable) | Selon le lien |
Articles 777 et 779 du CGI, montants inchangés en 2026. Les donations reçues depuis moins de 15 ans consomment l'abattement (rappel fiscal, art. 784 CGI).
Un cas d'école
Au décès de Jean, la succession porte sur la moitié des biens communs, soit 400 000 €. Trois scénarios, avec les valeurs par défaut du simulateur :
| Scénario | Base taxable par enfant | Droits totaux au premier décès |
|---|---|---|
| Martine opte pour 1/4 en pleine propriété | 150 000 € − 100 000 € = 50 000 € | ≈ 16 400 € |
| Martine opte pour 100 % en usufruit (68 ans → nue-propriété 60 %) | 120 000 € − 100 000 € = 20 000 € | ≈ 4 400 € |
| Jean avait donné la nue-propriété d'un bien de 200 000 € à 62 ans (droits payés alors ≈ 2 000 €), Martine en usufruit sur le reste | 60 000 € − 100 000 € = 0 € | 0 € au décès (≈ 2 000 € payés dix ans plus tôt) |
Chiffres arrondis, hors assurance-vie, calculés avec les barèmes ci-dessus. Le troisième scénario suppose que le bien donné vaut toujours 200 000 € et que Jean a conservé l'usufruit jusqu'à son décès.
La leçon : le même patrimoine, la même famille, et des droits qui passent de 16 400 € à 0 €. Rien d'exotique : l'option du conjoint et une donation en nue-propriété sont les deux outils les plus courants, et les moins utilisés parce que personne ne les explique. C'est exactement ce qu'on regarde lors d'un bilan, avec votre notaire quand il faut.
Jusqu'au 31 décembre 2026
La loi de finances pour 2025 a créé une exonération temporaire (article 790 A bis du Code général des impôts) : chaque parent ou grand-parent peut donner jusqu'à 100 000 € à chaque enfant, petit-enfant ou arrière-petit-enfant (300 000 € maximum reçus par bénéficiaire, tous donateurs confondus), sans aucun droit de donation, en plus de l'abattement classique de 100 000 € et du don familial de 31 865 €. La condition : la somme finance, dans les six mois, l'achat d'un logement neuf ou en l'état futur d'achèvement (ou des travaux de rénovation énergétique), que votre enfant garde cinq ans comme résidence principale ou qu'il loue comme résidence principale à une personne extérieure à son foyer. Les dons doivent être faits avant le 31 décembre 2026.
Hypothèses de septembre 2026 (taux 3,3 % sur 20 ans, loyers observés à Nantes Métropole), hors charges de copropriété, taxe foncière (souvent exonérée deux ans dans le neuf), assurance et vacance locative : selon le bien, l'opération est à l'équilibre ou demande un léger effort. Loyers et rendement non garantis.
Droits évités : 20 % sur 100 000 € si votre abattement de 100 000 € par enfant est déjà utilisé ou le sera. Le statut du bailleur privé (loi de finances pour 2026) permet en plus d'amortir le logement neuf loué : les loyers sont alors très faiblement imposés pendant des années. Voir le simulateur du statut du bailleur privé.
On regarde ensemble ?
Envoyez-moi vos chiffres en deux lignes : OPTIMAVI vous rappelle, on vérifie ensemble les hypothèses (régime matrimonial, donations passées, contrats d'assurance-vie, famille recomposée) et vous repartez avec les 2 ou 3 leviers qui comptent dans votre cas. Sans engagement, sans jargon, et toujours en lien avec votre notaire pour les actes.
Vos questions
Chaque enfant bénéficie d'un abattement de 100 000 € sur sa part, renouvelable tous les 15 ans pour les donations. Au-delà, le barème progressif s'applique : 5 % jusqu'à 8 072 €, 10 % jusqu'à 12 109 €, 15 % jusqu'à 15 932 €, 20 % jusqu'à 552 324 €, puis 30 %, 40 % et 45 % pour les parts les plus élevées.
Non : le conjoint marié et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de droits de succession depuis 2007. Le partenaire de PACS n'hérite toutefois pas automatiquement : un testament est indispensable. Le concubin, lui, est traité comme un tiers et paie 60 % après 1 594 € d'abattement, sauf via l'assurance-vie.
Avec des enfants communs, le conjoint choisit entre la totalité en usufruit et un quart en pleine propriété. L'usufruit réduit fortement les droits des enfants au premier décès, car ils ne sont taxés que sur la nue-propriété, et il protège le conjoint qui garde l'usage de tout. La pleine propriété donne au conjoint un capital libre mais augmente la base taxable des enfants. Le simulateur chiffre les deux ; le bon choix dépend aussi de l'âge et des besoins du conjoint.
Les capitaux d'assurance-vie sont versés hors succession aux bénéficiaires désignés. Pour les versements effectués avant 70 ans, chaque bénéficiaire profite d'un abattement de 152 500 €, puis 20 % jusqu'à 700 000 € taxables et 31,25 % au-delà. Pour les versements après 70 ans, un abattement global de 30 500 € s'applique sur les primes, les gains étant exonérés.
Vous donnez la nue-propriété d'un bien et gardez l'usufruit, c'est-à-dire l'usage ou les loyers, jusqu'à votre décès. Les droits sont calculés seulement sur la nue-propriété, dont la valeur dépend de votre âge : 60 % de la valeur du bien entre 61 et 70 ans par exemple. À votre décès, vos enfants récupèrent la pleine propriété sans aucun droit supplémentaire, même si le bien a pris de la valeur.
Oui, un beau-enfant est fiscalement un tiers : 60 % de droits après 1 594 € d'abattement s'il reçoit par testament. Deux solutions pour le protéger : l'assurance-vie, qui permet de le désigner bénéficiaire avec 152 500 € sans droits, et l'adoption simple, qui lui ouvre le barème des enfants sous conditions. Par ailleurs, en présence d'enfants d'une autre union, le conjoint survivant n'a que l'option du quart en pleine propriété.
Les parts de SCI sont évaluées à leur valeur vénale, et une décote pour illiquidité, souvent de l'ordre de 10 à 15 %, est admise lorsqu'elle est justifiée. La SCI facilite surtout la donation progressive des parts et le démembrement. Elle ne supprime pas les droits ; elle organise la transmission.
Non. Il donne un ordre de grandeur fondé sur les barèmes 2026 pour comprendre les leviers et préparer vos questions. La liquidation d'une succession, le choix d'un régime matrimonial ou la rédaction d'une donation relèvent du notaire, avec qui OPTIMAVI travaille pour mettre en place la stratégie retenue.
Pour être tout à fait clairs : ce simulateur fournit une estimation pédagogique fondée sur les barèmes 2026 ; il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une liquidation de succession, qui relève du notaire. Certaines situations ne sont pas modélisées (régimes matrimoniaux particuliers, avantages matrimoniaux, biens professionnels et pacte Dutreil, biens situés à l'étranger, rappel des donations dans le calcul du barème, représentation). Vincent Auvrignon est CIF (CNCEF n°25/859930), COA et IOBSP, ORIAS n°25004390, certifié AMF. Sur l'assurance-vie, OPTIMAVI est rémunéré par 1 % sur les versements ; les contrats comportent en moyenne environ 1 % de frais de gestion par an, prélevés par l'assureur ; le détail est indiqué par écrit avant toute décision.